Démystifier le Mouvement de Défense Des Hommes

[La traduction suivante a été effectuée par la collective Tradfem, avec l’autorisation de l’auteur, Owen Lloyd. Afin d’exporter la pertinence de son texte à la France, Tradfem a ajouté des données dans les notes de bas de pages.]

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Les militants des droits des hommes: Des hommes qui se plaignent de problèmes causés par d'autres hommes et qui rejettent la responsabilité sur le féminisme d'une façon ou d'une autre.
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Ce qui suit est une réponse à une liste de propos et arguments classiques présentés par les activistes des droits des hommes.

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    1 . LE SUICIDE : le taux de suicide des hommes est 4,6 fois plus élevé que celui des femmes. [26 710 hommes pour 5 700 femmes, selon le Département Health & Human Services]

Ce n’est pas faute d’avoir essayé : les femmes tentent de se suicider trois fois plus souvent que les hommes 1. Les chercheur-es ont constaté que la socialisation différente des sexes est l’explication la plus pertinente du succès relatif des hommes dans leurs tentatives de suicide. Aux États-Unis par exemple, il a été démontré que les tentatives de suicide non-abouties sont considérées comme « féminines » alors que les réussites sont considérées comme masculines. En d’autres termes, la peur d’être étiqueté « féminin » ou « faible » dans une culture de suprématie masculine encourage les hommes à s’assurer que leurs tentatives aboutissent2. La statistique donnée ici masque aussi que beaucoup de ces « suicides » étaient en fait des meurtres-suicides. Aux États-Unis, on estime que 1.000 à 1.500 personnes meurent dans des attaques-suicides de ce genre chaque année3. Plus de quatre-vingt dix pour cent des criminels sont des hommes ; presque toutes les victimes sont des femmes4.

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    2 . L’ESPÉRANCE DE VIE : l’espérance de vie des hommes est de 7 ans inférieure à celle des femmes [les hommes : 72,3 ans ; les femmes : 79 ans, selon le National Center for Health Statistics], et ils reçoivent seulement 35 % des dépenses publiques de soins et de frais médicaux.

Voilà une curieuse déclaration. Si les femmes vivent 7 ans de plus que les hommes, il devrait être évident qu’elles reçoivent plus d’aide de soins : car les personnes les plus âgées sont celles qui ont le plus besoin d’être prises en charge par la collectivité, et les personnes les plus âgées sont majoritairement des femmes. Par ailleurs, le secteur des assurances fait payer chaque année 1 milliard de dollars de plus aux femmes pour accéder à l’assurance maladie, pour les mêmes niveaux de couverture que ceux reçus par les hommes5, et jusqu’à 53 % de plus pour le même régime de protection individuelle6, malgré une meilleure santé globale des femmes, et en dépit du fait que leur revenu est 23 % inférieur à celui des hommes7.

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    3 . LA GUERRE : les hommes sont quasi-exclusivement les seules victimes des guerres. [Les pertes au Vietnam : 47 369 hommes contre 74 femmes, selon le Département Défense]

La première chose à dire, c’est que si les appelés envoyés dans les guerres d’agressions impériales peuvent être parfaitement appelés « victimes », ils sont alors victimes de ceux qui sont responsables des guerres dans lesquelles ils se sont battus. Et ceux qui sont responsables sont des hommes. Tous les présidents et vice-présidents ont été des hommes. Tous les membres du bureau de l’état major ont été des hommes. Les deux branches du Congrès ont toujours été dominées par les hommes. Les sondages réalisés depuis le Vietnam montrent que ce sont les hommes qui ont soutenu ces derniers pour entrer en guerre, et qu’ils sont les plus enclins à soutenir les guerres en cours8. A chaque niveau d’analyse, ce sont des hommes qui sont responsables des guerres, et blâmer de quelque manière les femmes pour les morts au front est non seulement ridicule, mais aussi insensé. Si nous voulons mettre fin à ces morts, nous devons arrêter ceux qui en sont responsables : les hommes politiques, les militaires, les entrepreneurs de guerre, et les propagandistes qui les perpétuent.

La deuxième chose à dire, c’est que cette affirmation est tout simplement un mensonge. Une étude, menée par des chercheur-es de l’École de médecine de Harvard, examinant les guerres dans 13 pays, y compris la guerre du Vietnam, a établi que sur les 5,4 millions de personnes tuées violemment, plus de 1 million étaient des femmes9. Ce chiffre ne tient pas compte des femmes tuées indirectement par les attaques chimiques aériennes, l’augmentation de la pauvreté, ou à la suite de torture sexuelle infligée par des hommes. Il ignore également la violence sexuelle masculine en temps de guerre. Au Vietnam, par exemple, le viol collectif de femmes et de jeunes filles était une pratique courante et acceptée chez les soldats, de même que de tuer une femme après un viol10. La fréquence de tels actes était telle que le terme « double vétéran » a été inventé pour désigner ces auteurs11.

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    4 . LA MORT AU TRAVAIL : les hommes constituent plus de 95 % des personnes mortes au travail.

Le chiffre est de 92 % à partir de 2012. Une cause importante de cette disparité est hommes-risquesque les hommes sont enclins à choisir un travail dangereux afin de prouver leur masculinité aux femmes, aux autres hommes, et à eux-mêmes. Selon le Bureau of Labor Statistics, les professions les plus dangereuses aux États-Unis sont la construction, le transport et la manutention, qui toutes sont des professions où prédominent les hommes12. Le risque relatif au danger des hommes augmente encore du fait deman-risques leur manque relatif de conformité aux normes de sécurité13. Fait révélateur : le moyen le plus courant pour une femme de mourir sur son lieu de travail est d’être assassinée (voir note 12).

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    5 . LE MEURTRE : le nombre d’hommes assassinés est quasiment 5 fois supérieur à celui des femmes. [26710 hommes contre 5700 femmes selon le Département Health & Human Services]

Les hommes tuent aussi 9 fois plus que les femmes. Le fait que les hommes soient souvent tués par d’autres hommes n’est pas un problème dont les femmes sont responsables. J’ai du mal à imaginer qu’on doive encore le rappeler. Aux États-Unis en 2010, 1095 femmes ont été tuées par leur mari ou leur petit ami, ce qui représente 37,5 % des meurtres de femmes. Par contraste, seuls 241 hommes ont été tués par leurs partenaires femmes 14. Ce chiffre est terriblement bas, étant donné que chaque année, plus de 200 000 femmes aux États-Unis subissent de graves violences de la part de leurs partenaires hommes 15.

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    6 . LA GARDE DES ENFANTS : lors des séparations, les femmes ont la garde de 92 % des enfants impliqués, et les hommes seulement 4 %. [Department of Health & Human Services]

Dans 91 % des cas, la garde est convenue ou établie par les parents eux-mêmes, le plus souvent sans médiation extérieure. Les mères sont plus susceptibles d’obtenir la garde parce que les deux parents considèrent généralement que c’est préférable, dans l’intérêt de leurs enfants. Dans les ménages, les femmes consacrent presque deux fois plus de temps aux soins des enfants que leurs maris 16. Seulement 4 % des affaires de garde vont jusqu’au tribunal et seulement 1,5 % des affaires y sont résolues17. Dans les affaires litigieuses, les pères obtiennent la garde des enfants dans 70 % des cas18, alors même que les hommes violents sont parmi les plus susceptibles de se battre pour la garde 19.

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    7 . LA JUSTICE PARTISANE : le taux d’acquittement des femmes pour l’assassinat de leur conjoint est 9 fois supérieur à celui des hommes. [1,4 % d’hommes acquittés contre 12,9 % de femmes, selon le Bureau Justice Statistics]

Ce n’est pas une question d’être « partisane » : les femmes sont parfois acquittées du meurtre de leur mari parce qu’elles ou leurs enfants étaient victimes de violence de sa part. Chaque année aux États-Unis, on estime que 1,3 million de femmes sont battues par leurs partenaires masculins, et qu’elles craignent pour leur vie20. Chacune de ces femmes pourrait légitimement tuer son conjoint ou partenaire et obtenir un acquittement. Il est extrêmement rare pour un homme de faire l’expérience d’un niveau comparable de menace terroriste par sa femme.

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    8 . LE TRIBUNAL PARTISAN : pour l’assassinat du conjoint, les hommes sont condamnés à des peines 2,8 fois plus longues que celles des femmes. [Les hommes à 17 ans contre 6 ans pour les femmes selon le Bureau Justice Statistics]

Comme précédemment, de nombreuses femmes reçoivent des peines plus légères lorsqu’elle tuent leur mari car leur intention était d’arrêter la violence physique qu’elles-mêmes ou leurs enfants subissaient. Afin d’avoir une meilleure compréhension des causes sous-jacentes à la violence conjugale, une étude sur les hommes et les femmes accusées d’une infraction conjugale a distingué cinq formes de violence domestique. Ce que met en évidence cette étude, c’est que : tandis que les femmes exercent « massivement » une violence défensive, souvent dans des contextes d’absorption de produits, 95 % des hommes accusés étaient violents ; entendu comme « un usage continuel d’intimidation, de coercition et de violence ainsi que d’autres tactiques de contrôle pour établir et maintenir une relation de domination sur la compagne »21.

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    9 . LE SYSTÈME JUDICIAIRE PARTISAN : les femmes doivent payer des pensions alimentaires de moitié inférieures à celles des hommes, et elles sont deux fois plus susceptibles d’être prises à défaut pour non-paiement de pension alimentaire. 97 % des poursuites à propos des pensions alimentaires sont à l’encontre des pères. [Census Bureau]

Les femmes payent des pensions moindre et sont plus souvent en situation de non-paiement car les femmes âgées entre 18 et 35 ans ont un patrimoine d’une valeur nette moyenne de 0 dollars. Beaucoup de mères n’ont tout simplement pas les moyens de payer la pension alimentaire. En comparaison, les hommes blancs de la même tranche d’âge ont une richesse médiane de 5600 dollars, et les hommes de couleur de 1000 dollars 22. Cet écart de richesse force aussi les jeunes mères qui se soucient du bien-être de leurs enfants à poursuivre les hommes pour la pension alimentaire.

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    10 . LA VIOLENCE DOMESTIQUE : de nombreuses études crédibles effectuées par des chercheur-es indépendant-e-s indiquent que les femmes sont les initiatrices de la violence conjugale dans 58 % des cas, et qu’elles provoquent des dommages physiques dans près de 50 % des cas ; pourtant, les femmes ne représentent que 6 % de l’ensemble des procédures pénales en la matière.

Il s’agit ici de parler de « nombreuses études crédibles », tout en évitant soigneusement de citer l’une d’entre elles. J’ai essayé de trouver toutes sortes d’études qui argumentent en ce sens ; sans succès. Ce que j’ai trouvé, c’est le plus récent rapport américain du Department of Justice, qui a observé que chaque année, les femmes subissent 805 700 blessures physiques des mains de leurs partenaires ; comparativement, les hommes en subissent 173 960. De plus, les blessures infligées aux femmes étaient deux fois plus susceptibles d’être considérés comme « sérieuses » : celles-ci incluent les violences sexuelles, les blessures par balle et au couteau, les lésions internes, la perte de conscience, et les fractures. Pour dire les choses d’une autre manière : les conjoints ont infligé 104 741 blessures graves aux femmes ; comparativement, moins de 9400 ont été infligées aux hommes, soit un ratio supérieur à 11 pour 1 (voir la référence de la note 16). Même les hommes qui ont fait l’objet de violence conjugale ne l’ont généralement pas prise au sérieux. Selon une étude réalisée par des chercheurs du Medical College du Wisconsin, ils étaient « significativement plus susceptibles que les femmes de rire à la violence initiée par leur partenaire », tandis que les femmes « ont signalé plus de peur, de colère et d’insulte, et moins d’amusement quand leurs partenaires sont violents »23. Il est également intéressant de noter qu’un certain nombre de ces blessures infligées aux hommes ont été produites par des hommes plutôt que par leurs partenaires femmes ; selon un rapport du Department of Justice de 2000, les hommes vivant avec des partenaires hommes risquent quasiment deux fois plus de subir des violences « sérieuses » que ceux qui vivent avec des femmes24. Si les femmes sont vraiment poursuivies pénalement dans 6 % des cas de violence conjugale, alors ce chiffre semble tout à fait raisonnable.

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    11 . LA VIOLENCE CONTRE LES ENFANTS : les mères commettent 55 % de l’ensemble des meurtres d’enfants et les pères biologiques en commettent 6 %. La National Incidence Study-3 (NIS-3) indique que les mères isolées tuent 3 fois plus leurs enfants que les pères isolés. Malgré ces chiffres convaincants, les enfants sont systématiquement retirés à leurs pères naturels qui sont leurs protecteurs les plus efficaces.

La première phrase n’a pas de source et n’est pas crédible. Selon un groupe de recherche sur le filicide (homicide d’un enfant par un parent) :

    « Bien que certaines études aient constaté que les mères commettent le filicide plus souvent que les pères, d’autres recherches ont montré que le filicide paternel est aussi répandu ou plus répandu que le filicide maternel.

    Le constat d’une proportion plus élevée de meurtre filial par les mères reflète probablement l’inclusion des néonaticides (homicide d’un enfant né depuis moins de 24 heures) dans certaines études25. »

En d’autres termes, il n’y a pas d’éléments convaincants qui permettent de savoir qui, entre les mères et les pères, sont plus susceptibles de tuer leurs propres enfants ; mais lorsque les mères sont considérées comme plus susceptibles de le faire, c’est probablement parce que les infanticides sont inclus dans les résultats. Ainsi, selon les mêmes chercheur-es, le mobile principal « pourrait être que l’enfant est non-désiré », et les mères de moins de 20 ans ayant déjà un enfant sont parmi les plus susceptibles de s’engager dans un tel meurtre. Les jeunes mères sans revenus suffisants, sans famille, ou sans aide médicale adéquate peuvent considérer qu’il n’y a pas de meilleures solutions pour elles-mêmes ou pour leurs autres enfants. En revanche, les pères qui tuent leurs enfants sont « souvent les auteurs de violences fatales ayant entraînées la mort », ce qui signifie qu’ils battent leurs enfants à mort. Certaines des motivations les plus courantes pour le filicide paternel sont « les tentatives de contrôler le comportement de l’enfant, et la mauvaise interprétation du comportement de l’enfant » (voir la référence de la note 25).

J’ai récemment obtenu une copie de l’étude NIS-3, et tandis que le Tableau 5-4 fournit en effet des données indiquant que « les mères isolées tuent 3 fois plus leurs enfants que les pères isolés », la note de bas de page qui s’y rapporte dit aussi explicitement que la différence est statistiquement soit insignifiante soit marginale, avec des valeurs p supérieures à 0,10. Ce qui signifie que les chiffres, bien que donnés, sont statistiquement sans valeur et ne peuvent même pas être utilisés pour faire des déductions. Par ailleurs, les données de la NIS-3 concernant les ménages des parents qui sont statistiquement valides dressent un tableau très différent. Dans chaque catégorie socioprofessionnelle, les enfants encourent un risque d’atteinte physique plus élevé avec les pères isolés qu’avec les mères isolées. Le risque de violence est 71% plus élevé, avec 68 % plus de chance de subir des violences physiques. Le risque de négligence est 28 % plus élevé, incluant un pourcentage qui s’élève à 32 % pour la négligence physique, 67 % pour la négligence affective, et 14 % pour la négligence éducative. Le risque de blessures à la fois modérées ou graves est de 40 % supérieur.

Cette réalité est particulièrement visible lorsque nous associons ces données avec celles de la plus récente étude NIS-4 qui a montré que les ménages ayant un faible niveau socio-économique étaient près de sept fois plus susceptibles d’impliquer de la négligence, avec un risque quasiment neuf fois supérieur de négligence physique. De façon générale, l’insécurité des enfants dans ces ménages a été classée comme 5,7 fois plus grande que celle d’un milieu socio-économique plus élevé26. Les femmes célibataires avec enfants sont bien plus susceptibles que les hommes de vivre dans des conditions de grande pauvreté : les femmes noires et hispaniques avec enfants de moins de 18 ans ont une richesse médiane moyenne de 0 dollar, alors que les hommes noirs en ont une de 10 960 dollars, et les hommes hispaniques de 2 400 dollars ; les femmes blanches avec enfants ont une richesse médiane moyenne de 7 970 dollars, alors que les hommes blancs en ont une d’en moyenne 56 100 dollars (voir la référence de la note 22). Si la justice économique pour les femmes s’améliorait suffisamment, nous pourrions nous attendre à ce que le niveau de sécurité avec les mères isolées, illustrée par le NIS-3, augmente encore. Compte tenu de ces informations, considérer les pères comme les « protecteurs les plus efficaces » pour les enfants est un énoncé odieux, car il suggère que les mères veulent du mal à leurs enfants et que seuls les pères peuvent les protéger. La réalité est que les enfants sont beaucoup plus en sûreté quand leur mère en a la garde que lorsque c’est leur père.

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    12 . PATRIMOINE : les femmes possèdent 65 % de la richesse totale des États-Unis [Fortune Magazine]

C’est un mensonge ridicule, et c’est tout à l’honneur du magazine Fortune que je ne trouve aucune preuve d’une telle déclaration de sa part.

Contrairement à cette affirmation, un chercheur de l’Université de Harvard a montré que les hommes ont un patrimoine en moyenne de 26 850 dollars, tandis que celui des femmes est en moyenne de 12 900 dollars 27. C’est-à-dire : les hommes en moyenne possèdent deux fois plus de patrimoine que les femmes.

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Ce résumé a été rédigé par Owen Lloyd, un père au foyer vivant sur la côte de l’Oregon. Les courriers haineux peuvent lui être adressés à : owen.lloyd @ gmail.com.

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Source (le 28 mars 2014) : http://debunkingmras.wordpress.com/2014/03/12/debunking-the-mens-rights-movement-x/

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1  Ajout : En 2007, la statistique officielle recense en France 10 093 décès par suicide (…). Le poids de ces décès est de 2 % dans la mortalité toutes causes (530 820 décès). Les hommes sont plus touchés que les femmes : 7 décès sur 10 sont masculins, représentant plus d’un tiers des morts violentes chez les hommes. Avec 2 698 décès, la part des suicides chez les femmes est trois fois moins élevée (1 % de la mortalité générale féminine) correspondant à un décès féminin sur cinq par mort violente. ». Source : http://www.ipubli.inserm.fr/bitstream/handle/10608/217/?sequence=30

Contrairement à ce que voudrait affirmer le mouvement de défense des pères, cette proportion plus forte du suicide chez les hommes ne date pas de l’arrivée du mouvement féministe des années 60-70. Durkheim la constatait déjà en 1897 !

Par ailleurs, « On évalue à près de 220 000 le nombre de tentatives de suicide ayant donné lieu à un contact avec le système de soins. Si les victimes du suicide sont pour près des trois quarts des hommes, les tentatives de suicide sont majoritairement le fait des femmes. 65 % des tentatives de suicide ayant conduit à une hospitalisation concernent des femmes ». Source : http://www.sante.gouv.fr/etat-des-lieux-du-suicide-en-france.html

10 Nick Turse, Kill Anything That Moves : The Real American War in Vietnam, p. 164-171

14Ajout : En France, selon l’étude annuelle sur les morts violentes au sein des couples au cours de l’année 2012, réalisée par la Délégation aux victimes (Dav), 174 personnes sont décédées cette année-là (148 femmes et 26 hommes), victimes de leur partenaire ou ex-partenaire de vie (conjoint, concubin, pacsé ou ex-dans ces trois catégories). Sur les 26 femmes auteurs d’homicide commis sur des hommes, 17 d’entre elles étaient victimes de violences de la part de leur partenaire, soit 65,38 %. Source : http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/fre/Sites/Gendarmerie/Actualites/2013/Juin/Etude-annuelle-sur-les-morts-violentes-au-sein-des-couples

15 Ajout : En France, « chaque année, 201 000 femmes âgées de 18 à 59 ans sont victimes de violences physiques et/ou sexuelles de la part de leur ancien ou actuel partenaire intime (mari, concubin, pacsé, petit-ami…). Il s’agit d’une estimation minimale. » Source : http://www.stop-violences-femmes.gouv.fr/Les-chiffres-de-reference-sur-les.html ; enquête « Cadre de Vie et Sécurité » (ONDRP-Insee). Ces chiffres sont des moyennes obtenues à partir des résultats des enquêtes 2010, 2011 et 2012.

16Ajout : Les hommes passent un peu moins d’une demi-heure par jour à s’occuper de leurs enfants, les femmes une heure. En 2010, les pères consacrent 9 minutes de plus par jour en moyenne à s’occuper de leurs enfants qu’en 1999. Pour les soins de base aux enfants, les pères consacrent 16 minutes par jour et les mères 46. Source : http://www.insee.fr/fr/publications-et-services/abonnements/dossiers_actualite/dossier_parite_2012.pdf

18Joan Zorza, « Batterer manipulation and retaliation compounded by denial and complicity in the family courts », in M.T. Hannah & B. Goldstein (editors), Domestic violence, abuse and child custody : Legal strategies and policy issues

19Ajout : pour la France, se référer au rapport du Ministère de la Justice La résidence des enfants de parents séparés : de la demande des parents à la décision du juge : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/134000796-la-residence-des-enfants-de-parents-separes-de-la-demande-des-parents-a-la

22Ajout : « En France, une enquête portant sur 1402 ordonnances statuant sur les demandes portant sur la résidence d’enfants de couples non mariés, montre que le revenu des pères non mariés est de 1454 €/mois contre 1155 €/mois en moyenne pour les mères. Les écarts sont encore plus prononcés pour les couples qui divorcent. Le revenu moyen des pères divorçant est de 1809 €/mois contre 1163 €/mois pour les mères (Baux & Chaussebourg, 2007) » Source : Collectif Onze, Au tribunal des couples – enquête sur des affaires familiales, éditions Odile Jacob, 2013, p. 111.

De plus, « Alors que le code civil ouvre la voie à une appréciation croisée de 3 facteurs – ressources du père, ressources de la mère, besoins de l’enfant – pour l’appréciation de la contribution alimentaire, l’analyse économétrique des décisions prises par les juges aux affaires familiales en matière de pensions montre surtout que les montants fixés dépendent en premier du revenu du parent payeur, qui pèse bien plus que les caractéristiques des enfants (Bourreau-Dubois et al., 2003). Autrement dit, le montant de la pension est souvent plafonné par le revenu du père. » Au tribunal des couples – enquête sur des affaires familiales, p. 229-230.

27 Ajout : L’enquête Patrimoine de 2009 indique qu’en France, les hommes ont en moyenne un patrimoine de 120 141 € et les femmes de 107 595€. Le patrimoine brut de l’ensemble des hommes est de 15% supérieur à celui des femmes. Le patrimoine financier des hommes dépasse celui des femmes à hauteur de 37%. Source: http://www.ined.fr/fichier/t_publication/1635/publi_pdf1_document_travail_2013_191_patrimoine_genre.pdf 

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