Archives pour la catégorie Campagne

Soutenir l’Université des Femmes de Bruxelles

Depuis de nombreuses années, l’Université des Femmes de Bruxelles est un lieu ressource indispensable pour les militantes/chercheuses en Belgique mais aussi pour la France.

Plongée dans des difficultés financières depuis pas mal de mois, au bord d’un arrêt complet, l’université résiste malgré tout et continue d’alimenter les réflexions féministes.

Pour soutenir, vous pouvez vous rendre sur cette page : https://www.universitedesfemmes.be/universite-des-femmes-bruxelles/soutenir-universite-des-femmes

Vous pouvez aussi commander les publications. Les dernières en date sont celles-ci (cliquez sur les images pour plus d’infos) :

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Rejoignez la mobilisation en soutien à toutes les victimes de violences sexuelles !

A l’initiative de plusieurs militantes féministes, un rassemblement en soutien à Gisèle Pélicot, aux autres victimes des viols dans l’affaire de Mazan et à toutes les victimes de violences sexuelles est organisé ce samedi 14/09 dans plusieurs villes de France. 
A Paris, il aura lieu à 14h à la Place de la République. 
Osez le Féminisme sera présente dès 13h30 : rejoignez-nous !

Samedi 14 septembre : appel à la mobilisation dans toute la France en soutien à toutes les victimes de violences sexuelles 
Violences intrafamiliales, soumission chimique, impunité des prédateurs sur internet, inceste, viol conjugal, errance médicale, entourage et voisinage complice : l’affaire Pélicot est emblématique du caractère massif et banal des violences  qu’il faut combattre urgemment.

Nous nous trompons en appelant ce procès  “Affaire Mazan” ou même “Affaire Pélicot”. C’est avant tout l’Affaire des 82 violeurs. C’est aussi l’occasion de se mettre face à la triste banalité du profil des hommes derrière les viols, pour enfin affronter cette réalité. Ami de la famille, inconnu du bar ou de la rue, frère ou cousin, copain, collègue, professeur, voisin : toutes les femmes pourront malheureusement trouver un visage qui les ramène à un souvenir traumatisant parmi la multitude des accusés de Mazan.

Cette affaire est à l’intersection de tout ce que les associations dénoncent depuis des années. Maintenant, il faut des actes. 

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Solidarité avec Pinar Selek

Le 28 juin, Pınar Selek sera jugée pour la 5ème fois par l’État turc.

Il y a 26 ans, en Turquie, Pınar Selek a été arrêtée pour sa recherche sur la résistance kurde.

Conformément à l’éthique professionnelle sociologique, elle refuse de livrer l’identité des interviewé-es : elle est torturée et maintenue en détention. Elle apprend en prison qu’elle est accusée d’un « attentat », survenu sur le marché aux épices d’Istanbul – il s’agit en vérité d’une explosion de gaz accidentelle. Elle reste près de deux ans en prison.

Elle est acquittée une première fois en 2006, mais le parquet fait appel. L’acharnement judiciaire commence avec sa valse de procès débouchant toujours sur des acquittements, faute de preuve, mais ceux-ci sont cassés et entraînent un nouveau jugement… Malgré tout, Pınar Selek poursuit ses travaux de recherche, d’écriture, ainsi que ses engagements au cœur des mouvements sociaux, s’organisant dans les collectifs féministes et LGBT+, et menant de grandes actions antimilitaristes.

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#Metoo syndical : Un procès historique contre la parole de femmes syndicalistes

Appel à la solidarité syndicaliste et féministe

Nous, militantes syndicalistes et féministes, en appelons à votre solidarité et à votre soutien pour notre camarade Christine, qui passe en procès pour diffamation les 30 septembre et 1er octobre 2024 à Paris.

En 2016 et 2017, plusieurs militantes de l’Union Syndicale CGT ville de Paris sont harcelées et/ou agressées par des membres de leur organisation. Contre ces agressions physiques et sexuelles, le collectif Femmes Mixité du syndicat se réunit et mène plusieurs actions. Elles font face à une immense hostilité de certains militants. Christine est membre de ce collectif et co-secrétaire générale du syndicat CGT Petite Enfance de la Ville de Paris.

C’est elle qui fait, au congrès de l’UD CGT de Paris en 2020, le rapport des actions menées par le collectif, et c’est pour cette raison que Régis Vieceli, alors secrétaire général du syndicat CGT déchets et assainissement (FTDNEEA), porte plainte contre elle pour diffamation. (Pour en savoir plus : https://www.mediapart.fr/journal/france/270618/violences-et-agissements-sexistes-l-affaire-que-la-cgt-etouffee).

La Confédération CGT est elle aussi poursuivie en la personne de Philippe Martinez, alors secrétaire général, pour le travail d’enquête mené par la cellule de veille confédérale contre les violences sexuelles.

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Un prédateur sexuel et futur médecin ?

Mesdames et Messieurs, 
Nous souhaitons par la présente vous alerter sur une situation extrêmement préoccupante au sein de l’université de médecine de Limoges.

Celle-ci accueille depuis la rentrée 2021 un étudiant originaire de Tours, accusé de viol et d’agressions sexuelles, qui a depuis été condamné à deux reprises.

Il poursuit tout de même ses études parmi les autres étudiants en 6ème année de l’université, et passe au mois de mai 2024 le concours de l’internat.

Les faits 
En 2021, à la suite du dépôt de cinq plaintes pour viol et agression sexuelle, un étudiant en médecine de l’université de Tours est interdit de territoire en Indre et Loire, et après 2 mois de détention provisoire, placé sous contrôle judiciaire. 

Deux des plaignantes sont mineures au moment des faits, trois sont des camarades de promotion. Les agressions se sont déroulées sur une période s’étendant de 2013 à 2020. 

Les parents de l’accusé sont tous les deux médecins à Tours, et d’anciens camarades de fac du Doyen de ladite université.

Ce dernier n’engage aucune mesure disciplinaire à l’encontre du mis en cause, ce qui lui sera reproché par l’Inspection Générale de l’Education, du Sport et de la Recherche (IGESR), dans un rapport d’enquête en 2022. 

Pour autant, aucune sanction n’est prise à l’issue de la publication du rapport : ni de manière rétroactive envers l’étudiant, ni envers le Doyen pour sa gestion contestable de l’affaire, qui avait éveillé à l’époque des soupçons de complaisance envers l’étudiant et ses parents médecins.

L’étudiant peut alors poursuivre ses études de médecine

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Gestation pour autrui. Rejetez l’Avis n°86 du Comité consultatif de Bioéthique de Belgique 

[page originale et en d’autres langues ici : https://www.facebook.com/profile.php?id=61556337114596]

Le 17 avril 2023, et en réaction à la demande du ministre de la Santé Publique Frank Vandenbroucke, le Comité consultatif de Bioéthique de Belgique a rendu l’avis n°86[1], relatif à l’encadrement légal de la gestation pour autrui (GPA). Celui-ci actualise l’avis n°30 du 5 Juillet 2004. En Belgique, la GPA n’est pas réglementée ; elle n’est ni interdite ni légale, mais elle est pratiquée dans 5 cliniques spécialisées.

Nous, organisations féministes et de défense des droits humains et citoyen.ne.s engagé.e.s, sommes en total désaccord avec cet avis sur l’ensemble des points qui sont énoncés, tous – sans exception – en faveur de la légalisation de la GPA. Celui-ci ne prend aucune considération des droits des femmes et des enfants, adopte exclusivement le point de vue des clients commanditaires et se fait ainsi le relais du marché, qui cherche à développer la marchandisation et l’instrumentalisation du corps des femmes et la réification des enfants.

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Mobilisation contre l’assistanat sexuel :Le président Macron doit arrêter de faire planer le doute

Lors de son discours à l’occasion de la Conférence nationale du handicap fin avril dernier, Emmanuel Macron s’est exprimé sur les enjeux de la vie affective, amoureuse, intime et sexuelle des personnes en situation de handicap, annonçant alors le lancement d’un plan d’action d’ici l’été.

Nous tenons à vous faire part de notre ferme opposition au lancement de toute expérimentation de l’assistance sexuelle

Nous estimons nécessaire d’alerter dès à présent sur les conséquences qu’entrainerait l’assistanat sexuel, et nous avons besoin de votre mobilisation. 
Un courrier type a été écrit par la Cordination Française pour le Lobby Européen des Femmesque vous pourrez compléter et envoyer au Président de la République (via ce formulaire).

En 2016, la France faisait le choix décisif de mettre fin à la violence machiste que constitue la prostitution. Pour cela, une loi juste et courageuse a été adoptée prévoyant la dépénalisation des personnes en situation de prostitution (à 80% des femmes), la mise en place de parcours de sortie de prostitution, d’actions de prévention et l’interdiction de l’achat d’actes sexuels (commis à 99% par des hommes).

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Appel à désarmer les criminels climatiques !

Ne laissons pas les ultra-riches et leurs multinationales détruire la planète

Cet été nous avons vécu une succession de catastrophes climatiques : canicules, sécheresses extrêmes, mégafeux. Les restrictions d’eau ont touché l’ensemble du territoire. Orages, tornades, inondations ont également causé des dégâts parfois mortels.

Dans le même temps, nous avons assisté, avec colère, à l’indécence des ultra-riches. Bernard Arnault (LVMH), Vincent Bolloré, Martin Bouygues, François Pinault (Kering) ou Patrick Pouyanné (Total) ont multiplié les trajets de loisir ou de confort dans leur jet privé ou leur méga-yacht, et, en pleine pénurie d’eau, des dérogations ont permis l’arrosage des golfs.

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NON, MERCI !

Lettre ouverte d’hommes adressée aux membres du Conseil constitutionnel

 

NON, MERCI !

Nous, les hommes, ne tenons pas du tout

à nous voir reconnu un statut d’agresseur sexuel.

Mesdames et Messieurs les membres du Conseil constitutionnel, vous allez examiner une Question prioritaire de constitutionnalité visant à abroger la pénalisation des clients-prostitueurs prévue par la loi du 13 avril 2016, c’est-à-dire à rendre de nouveau légal l’achat d’actes sexuels.

Nous, les hommes, sommes l’immense majorité des clients de la prostitution. Avant la loi « visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel et à accompagner les personnes prostituées », nous jouissions librement et sans complexes du droit, contre paiement, de disposer sexuellement de personnes dites prostituées. C’est ce même droit que certains voudraient aujourd’hui graver dans le marbre constitutionnel au nom de curieux principes : est-ce à dire que nos éventuelles difficultés sociales ou relationnelles, nos fantasmes, nos pulsions prétendument irrépressibles, ou notre simple statut d’homme nous autoriseraient à louer un être humain, le plus souvent une femme, sans aucune considération pour elle et pour son propre désir ?

Ce privilège archaïque nous permettant de contraindre une personne à un acte sexuel contre de l’argent, nous n’en voulons pas !  Continuer à lire NON, MERCI !

Pour une grammaire non sexiste

Alors que l’Etat par la voix de son premier ministre souhaite « clore la polémique » sur l’écriture inclusive, en la balayant, je signale la publication prochaine de cet ouvrage de Mickaël Lessard & Suzanne Zaccour : Manuel de grammaire non sexiste – le masculin ne l’emporte plus !    Je relaye ensuite par la même occasion 2 textes à ce sujet.

 

 

 

 

« Nous n’enseignerons plus que  » le masculin l’emporte sur le féminin  » » – et la Pétition

[Tribune] 314 membres du corps professoral de tous niveaux et tous publics, enseignant la langue française ou ayant à corriger des copies ou autres textes rédigés dans cette langue, s’engagent à ne plus enseigner la règle de grammaire résumée par la formule « le masculin l’emporte sur le féminin ».

Nous, enseignantes et enseignants du primaire, du secondaire, du supérieur et du français langue étrangère, déclarons avoir cessé ou nous apprêter à cesser d’enseigner la règle de grammaire résumée par la formule « Le masculin l’emporte sur le féminin ».

Trois raisons fondent notre décision :

  • La première est que cette règle est récente dans l’histoire de la langue française, et qu’elle n’est pas nécessaire. Elle a été mise au point au XVIIe siècle. Auparavant, les accords se faisaient au gré de chacun·e, comme c’était le cas en latin et comme c’est encore souvent le cas dans les autres langues romanes.

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